Je ne suis pas né sourd

 

 

C’est du son que sourd l’émotion du non-sourd ! N’est-ce pas ?

Se laver les oreilles ne suffit pas. Beethoven avait les oreilles bouchées, pourtant … Et pourquoi vendre des boules Quies alors que le monde est largement sourd.

Pour dire en fait que beaucoup de mes désirs me sont dictés par la fonction auditive dont nous sommes pourvus dès notre arrivée au club. En voici un exemple :

Pour faire un bref historique de mon « Studio-Esperanto », un des aspects du site, il suffit de mettre ensemble 2 paramètres de base : Le son et le Langage.

On me demande si je ne mets pas la charrue avant les boeufs. En effet c’est à la fois en étudiant l’esperanto et en expérimentant le concept home-studio que je me jette dans des projets comme la composition sonore et l’étude d’une langue.

Je l’avoue je procède comme dans la méthode de programmation descendante en informatique.

Vous imaginez par exemple un logiciel que vous voulez créer. Vous le voyez complètement terminé avec tous les ingrédients qu’il faut, performant et convivial. Ensuite, vous vous débrouillez pour que votre édifice sorte de terre et tienne debout sans jamais perdre de vue le résultat final, ce que vous voulez qu’il soit. Il n’y a qu’une vision de la chose idéale qui va soutenir les travaux jusqu’à la fin, en disant « peu importe le délai ».

Dans la liste des projets de Studio-Esperanto figurent des objectifs qui peuvent paraître délirants comme la radio-web par exemple, mais dans ma tête elle existe avec tous les détails (et je me demande si je ne dois pas la créer déjà en fiction dans un article dédié).

Le peu de moyens ne m’inquiète pas, je commence donc à bosser la langue internationale (pas l’anglais qui, lui, est une langue nationale) à fond et très sérieusement, j’entretiens tranquillement voix et instruments, et je ne quitte pas des yeux mon rêve du moment.

Je voudrais vous raconter l’anecdote d’un jeune homme rêveur et fan d’un orchestre de variétés régional en vogue qui, le nez au raz du plancher de la scène, se voyait à la place du chanteur-bassiste du groupe, la guitare en bandoulière et les yeux fermés devant son micro en train de prendre son pied dans « A Whiter Shade of Pale » de Procol Harum. Il se voyait en chair et en os là-haut devant l’Ampeg monumental.

En fait, quelques années plus tard, il était exactement à cette place même qu’il imaginait, après tout un tas de circonstances qui aboutirent à ce miracle.

Aviez-vous deviné que le timbré en question c’était moi, il y a maintenant plus de 40 années !

D’ailleurs quand je réfléchis un peu à tout ce qui m’est arrivé dans la vie, je me rend compte que tous mes bonheurs viennent de mes rêves et que toutes les choses restées sans suite sont dues à ma passivité ou mon manque de foi.

A suivre…

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